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paris8merelvevoz
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Votre plan svp! Comment et pourquoi les Etats-Unis sont-ils devenus la première puissance du Monde?
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Blog Politique
Date de création :
14.08.2007
Dernière mise à jour :
14.08.2007

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Ma dissertation sur la puissance américaine!!

Ma dissertation sur la puissance américaine!!

Publié le 14/08/2007 à 12:00 par paris8merelvevoz
I ère partie de la dissertation :
LA DOCTRINE DE MONROE :
Isolationnisme et interventionnisme : Ainsi, représentant le rejet des systèmes politiques européens, la doctrine Monroe s’inscrit dans la dialectique d’une diplomatie isolationniste et interventionniste :
Isolationniste, tout d’abord, vis-à-vis des conflits et enjeux propres au vieux continent. Fidèle à l'esprit du premier président américain George Washington, qui prônait le retrait des États-Unis des affaires européennes lors de son discours d'adieu, Monroe réaffirme le choix américain de la neutralité à l’égard du continent européen.
Interventionniste d’autre part, dans le sens où l’Union va chercher à protéger activement ses intérêts continentaux, quitte à intervenir dans les évènements latino américains, malgré l’interdiction, contradictoire donc, de l'immixtion des Européens dans les affaires de l'hémisphère.
La déclaration de Monroe marque ainsi la naissance d’une diplomatie proprement américaine, résultant elle-même d’une prise de conscience au lendemain des évènements révolutionnaires.
Ambigüité américaine : Pour autant, l’attitude apparaît ambiguë. L’Union utilise vraisemblablement l’indépendance sud américaine pour légitimer le principe de la non intervention européenne, alors que la première priorité reste, aux yeux des Américains, d’empêcher indirectement les visées colonialistes européennes sur les territoires du grand Ouest, que les Américains convoitent eux mêmes. Son discours vise en effet avant tout à contrer les prétentions russes et britanniques sur les territoires du nord-ouest américain. Monroe désire établir clairement les droits des États-Unis sur ces territoires ; il pose donc comme principe fondamental que l'ensemble de l'hémisphère ne doit pas être sujet, à l'avenir, de tentatives de colonisation de la part des puissances européennes.

L’Attitude politique de l’Union américaine face à la vague d’indépendance sud américaine : Après la cession de la Floride, par voie d’achat à l’Espagne en 1819, et vu l’état de faiblesse de la puissance hispanique, la politique de l’Union américaine n’a plus de raison de ménager la péninsule et adopte donc une ligne directrice à laquelle elle reste fidèle : elle se refuse à admettre une intervention des puissances européennes en vue de rétablir la domination de l’Espagne sur ses colonies, et à participer à tout plan « fondé sur une autre base que l’indépendance entière ».

Une Lutte d'influence philosophique : Cependant, ce n’est qu’une position de principe. Dans la réalité, la politique du gouvernement de Washington est prudente, car il n’a pas les moyens militaires ou navals qui lui permettraient de s’engager, seul, dans un conflit. Ainsi, jusqu’en 1823, la politique américaine va louvoyer entre reconnaissance officielle des nouveaux États d’Amérique du sud, mais aussi admettre le droit des Espagnols à rétablir l’Empire s’ils en ont les moyens.
De par cette déclaration de portée générale, le discours de Monroe porte tout particulièrement sur la situation latino-américaine. Cette région se trouve à ce moment-là dans un processus d'émancipation, certains États ayant déclaré leur indépendance, alors que d'autres poursuivent leur lutte de libération nationale. Les États-Unis, issus eux-mêmes d'une révolution contre une puissance européenne, voient d'un très bon œil le retrait éventuel des puissances européennes du continent américain. Ils se déclarent solidaires des colonies américaines en révolte contre l’Espagne, reconnaissent les gouvernements insurgés.
L’Union américaine se pose donc en « championne » des Républiques et de la liberté des peuples. Il s'agit alors d'apporter un soutien politique aux républiques latino-américaines, nouvellement indépendantes ou sur le chemin de l'être.
C’est ainsi un véritable enjeu doctrinal et philosophique qui oppose les valeurs progressistes républicaines américaines aux conservatismes monarchistes européens. Monroe affirme que l'origine de tous les États des Amériques, le désir de liberté et de bonheur, forcent les États-Unis à considérer avec bienveillance la lutte des peuples d'Amérique latine et que toute atteinte à leur indépendance constituerait une menace à la paix et à la sécurité des États-Unis.
Toutefois, Monroe et les autres dirigeants américains, surtout l'ex-président Jefferson, sont tout à fait conscients que leur pays ne dispose pas d'une force militaire suffisante afin de faire face à une éventuelle coalition de la Sainte Alliance. Le discours de Monroe se veut donc davantage un appui politique aux nouvelles nations américaines qu'une menace directe vis-à-vis de l'Europe.

Une Lutte d'influence économique : Au delà de toutes considérations philosophiques, les futurs États indépendants représentent en effet un marché économique important et, par leur faiblesse de jeunes nations, des points d’appuis géopolitiques malléables.
L'Espagne de Ferdinand VII soutenue par la Sainte Alliance, avait songé et tenté de reconquérir ses anciens territoires américains. Mais les intérêts divergeaient entre les puissances impérialistes. Le Royaume-Uni, qui avait été la première bénéficiaire de la perte des colonies américaines espagnoles en s’y appropriant de nombreux débouchés commerciaux, n'était pas disposée à ce que le pouvoir péninsulaire revienne en force dans ses anciennes possessions. C'est ainsi que vers la deuxième décennie du XIXe siècle, lorsque la monarchie espagnole voulut recommencer la guerre pour reconquérir ses anciens territoires, elle trouva en premier ligne pour s'y opposer, Sa Très Gracieuse Majesté qui tenta une sorte d'accord avec les États-Unis.
Car, pour les intérêts commerciaux des États Unis, qui n’ont pas encore d’activité industrielle importante et sont seulement exportateurs de matières premières, les territoires espagnols d’Amérique peuvent également offrir un marché pour le coton brut, le bois de charpente et pour les céréales : cela réduirait en plus les coûts de transport par rapport au marché européen. Les États-Unis craignent de voir le Royaume-Uni s’assurer, par la suprématie économique, un moyen d’influence politique ; ils ne revendiquent pas encore un privilège, mais estiment avoir droit au traitement de la nation la plus favorisée dans les nouveaux États qui sont en train de se constituer.
Conséquences : Énoncée à l'origine pour répondre à une situation bien précise, l'ingérence des puissances européennes, la doctrine Monroe ne prit toute sa signification qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Car il ne faut pas oublier que les États-Unis, en 1823, ne possèdent pas une force militaire capable de s'opposer efficacement aux Européens.
Dans l'immédiat, le message de Monroe n'eut aucun effet pratique. Si les nouvelles républiques d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud l'accueillirent avec sympathie, elles étaient davantage portées à se tourner vers le Royaume-Uni comme leur défenseur naturel, que vers les États-Unis, alors dénués de toute puissance militaire ou navale. En Europe, il passa pratiquement inaperçu. Au Royaume-Uni, il suscita une certaine amertume chez Canning, mécontent de cette prise de position unilatérale, mais eut la sympathie de l'opposition. En fait, sur le moment, en l'absence de toute menace directe, comme l'ont montré les historiens américains, il ne pouvait avoir qu'un écho fort limité.
Dans les années qui suivirent, les États-Unis se refusèrent à tirer les conséquences des principes qu'il contenait. Ainsi, lorsqu'au congrès de Panamá (1826), Simon Bolivar chercha à obtenir des engagements précis au sujet d'une coopération entre les États-Unis et les nouvelles Républiques, il se heurta à un refus. De plus, les interventions de la France et du Royaume-Uni en Amérique du Sud, dans les années trente, ne suscitèrent aucune réaction de la part des États-Unis. Ils furent en effet plus sourcilleux pour les territoires contigus à la République (le Texas, la Californie ou l'Oregon) à propos desquels le président J. Polk , par deux fois, en 1845 et en 1848, réaffirma les principes de Monroe, pratiquement sans effet. Dans la réalité, cependant, aucune puissance européenne ne parvint à s'installer à proximité du territoire des États-Unis.
Peu à peu s'élaborait ainsi l'idée d'une «Amérique américaine», fondée sur la déclaration de Monroe, à laquelle le temps avait conféré de l'autorité. D'où la première mention de la doctrine dans une banale dépêche diplomatique de 1854
Politique extérieure :
La fin du XIXe siècle marque le début d'une période d'expansion du néo-impérialisme , poussant les États-Unis sur la scène mondiale :
1893 : La reine Liliuokalani est renversée par un coup d'État américain et provoque l'annexion d'Hawaii par les USA en 1898
1898 : Guerre hispano-américaine : les USA prennent le contrôle des colonies espagnoles: Cuba , les Philippines Porto Rico et Guam
1903: Intervention en Colombie pour assurer l'indépendance de Panama et pour récupérer la zone afin de continuer la construction du canal
1905 : Theodore Roosevelt met fin à la guerre entre la Russie et le Japon . Le président américain a servi d’arbitre dans ce conflit et reçut le Prix Nobel de la paix le 10 décembre
L'expansionnisme américain prend alors bien sûr sa source dans des préoccupations domestiques et économiques, comme dans d'autres nations nouvellement industrialisées : aux États-Unis comme en Allemagne, les investissements supportent et accélèrent le progrès économique, avec la création d'infrastructures coûteuses, comme le chemin de fer et d'autres travaux publics.
La menace que l'Amérique fait peser sur les Britanniques est alors intensifiée par son ascension comme une grande puissance militaire et politique après la Guerre Civile : adoption de barrières douanières protectionnistes, acquisition d'un empire colonial en 1898 et construction d'une puissante flotte militaire -— la Grande Flotte Blanche .
Ces événements, introduits par la Deuxième Révolution Industrielle , sont reproduits parallèlement en Allemagne, qui émerge comme une puissance militaire potentielle après sa propre réunification, l'adoption de barrières douanières en 1879, l'acquisition d'un empire colonial en 1884-85 et la construction d'une puissante flotte après 1898. Dans le Pacifique, depuis la Restauration Meiji , le développement du Japon suit un schéma similaire, derrière l'Occident, dans l'industrialisation et le militarisme, et lui permet d'établir une tête de pont ou sphère d'influence dans la Chine Qing. Bien que les investissements américains aux Philippines et Porto Rico demeurent relativement faibles, ces colonies sont des postes avancés stratégiques pour étendre les échanges avec l'Asie, en particulier la Chine, et l'Amérique Latine. Les États-Unis peuvent ainsi récolter les bénéfices de la politique de « Porte Ouverte » de la Chine et de la « Diplomatie du Dollar » sous la présidence Taft - une sorte de variante de la politique britannique de colonialisme informel.
Tous ces développements, en Allemagne, au Japon ou aux États-Unis, amènent le Royaume-Uni à l'impérialisme formel à cause de sa part relativement déclinante dans le commerce d'export mondial. Cependant, l'impérialisme des États-Unis, marqué par la réaffirmation de la Doctrine Monroe (formalisée dans le Corollaire de Roosevelt à la Doctrine Monroe en 1904) poursuit sa tâche de remplacement du Royaume-Uni comme principal investisseur en Amérique Latine, un processus en grande partie achevé à la fin de la Grande Guerre.
L'expansion est progressive et se fait par divers moyens: annexions, achats, guerres... En 1803, les EUA rachète la Louisiane à la France ce qui double sa superficie. En 1819, La Floride est achetée aux Espagnols. 1846, le traité de l'Orégon entre les EUA et la Royaume-Uni permet d'acquérir les territoires du Nord-Ouest (l'Orégon britannique). 1846-1848, la guerre avec le Mexique permet l'annexion du Texas et du Nouveau-Mexique. Le traité de Guadeloupe Hidalgo fixe le frontière entre le Mexique et les EUA le long du Rio Grnade. 1850, la Californie entre dans l'Union en tant qu'État non-esclavagiste. En 1867 la Russie vend l'Alaska aux États-Unis. En 1889 et 1890, l'Union s'agrandit avec six nouveaux états (Dakota du Sud , Dakota du Nord , Montana , Washington , Idaho , Wyoming ). En 1912, l'admission de l'Arizonaet du Nouveau-Mexique complète l'ensemble continental. L'intégration de l'ouest est facilitée par le chemin de fer Nord-Pacifique (Northern Pacific Railroad) et par l'arrivée de nouveaux migrants. Le système des ranchs s'étend bientôt aux Grandes et Hautes plaines à l'ouest du Mississippi. L'afflux des pionniers en quête de métaux précieux ou de terres provoque de nombreux heurts avec les Amérindiens.

IIème partie de la dissertation :
Au cours du XXe siècle les États-Unis sont impliqués dans deux Guerres Mondiales. Après avoir fermement maintenu leur neutralité lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914 , les États-Unis entrent en guerre le 6 avril 1917 après l'interception par les Britanniques du télégramme Zimmermann . Auparavant en 1917 les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec l'Allemagne du fait de la politique de guerre sous-marine de celle-ci, menée contre les bâtiments civils.
Avec l'aide américaine le Royaume-Uni , la France et l'Italie gagnent la guerre, et imposent de dures sanctions économiques à l'Allemagne dans le Traité de Versailles . Malgré les appels du Président Woodrow Wilson pour des termes plus acceptables, l'impact économique des réparations requises par le Traité est sévère. La misère qu'il produit en Allemagne aide Adolf Hitler à prendre le pouvoir en Allemagne en 1933. Le Sénat des États-Unis ne ratifie pas le Traité de Versailles ; au contraire, il signe des traités de paix distincts avec l'Allemagne et ses alliés.
Désabusés par la guerre qui n'a pas permis d'atteindre les hauts idéaux promis par le Président Woodrow Wilson , le peuple américain choisit alors l' isolationnisme : ils tournent leur attention vers l'intérieur, loin des relations internationales, uniquement sur les affaires domestiques.
La Première Guerre mondiale modifie le pays et sa place dans le monde. À l'intérieur, le besoin de main d'œuvre dans le contexte d'une guerre totale fait affluer les Noirs du sud vers les villes du nord et de l'ouest.
Juste après l'élection présidentielle de 1940 , une première agence pour la coordination de l’aide de guerre apparut et Roosevelt annonça qu’il avait l’intention de faire des États-Unis « l’arsenal des démocraties ». En mars 1941, les États-Unis renoncèrent au principe du cash and carry : les Britanniques ne pouvaient plus payer et, comme l’expliqua Roosevelt, « quand l’un d’entre vous voit la maison de son voisin ravagée par un incendie, il ne lui vend pas son tuyau d’arrosage, il le lui prête ». Dans une atmosphère de très forte mobilisation des partisans et des adversaires de l’engagement, le Congrès vota la loi du prêt-bail qui autorisait le président à fournir des armes et des munitions à tous les adversaires des dictatures, à crédit si nécessaire, voire à perte (à aucun prix Roosevelt ne voulait voir réapparaître le problème des dettes). Durant la guerre, au titre de la loi du prêt-bail, de nombreux pays reçurent au total plusieurs dizaines de milliards de dollars, notamment la Grande-Bretagne , l’URSS (malgré l’opposition du sénateur Taft qui déclara que « la victoire du communisme dans le monde serait beaucoup plus dangereuse pour les États-Unis que la victoire du fascisme ») et la France. En juillet 1941 les États-Unis occupèrent l’Islande et le Groenland (colonies d’un pays, le Danemark , alors occupé par l'Allemagne ; la marine américaine se mit ainsi à escorter les navires britanniques jusqu’en Islande.
En 1943, les États-Unis complétèrent leur contrôle de l’Atlantique nord en s’installant aux Açores , territoire portugais (la dictature très conservatrice du docteur Salazar resta neutre, autant par prudence que par mépris pour le populisme et le modernisme d’Hitler et de Mussolini . Les bases américaines du Groenland, d’Islande et des Açores existent toujours.
En août 1941 Roosevelt et Churchill se rencontrèrent au large de Terre-Neuve et signèrent la charte de l'Atlantique , un texte destiné avant tout aux opinions publiques européennes, où les deux puissances définissaient leurs buts de guerre. La charte proclamait le refus des agrandissements territoriaux, l’attachement des Anglo-Saxons au respect de la liberté des mers, etc. Ce document, assez vague, confirmait que l’Amérique, même officiellement toujours neutre, avait choisi son camp.
L’Amérique essayait toujours d’éviter d’intervenir et c’étaient les affaires d’Europe et d’Atlantique nord qui l’occupaient. Pourtant, ce fut l’agression japonaise qui la força à entrer en guerre.
Les Américains n’avaient pas pris au sérieux les projets japonais d’occupation de l’ensemble de l’Asie orientale ; pourtant, l’occupation de l’Indochine française (en deux temps, en septembre 1940et juillet 1941) s’était traduite par des représailles économiques : gels des avoirs japonais aux États-Unis, un embargo sur l’essence, les ferrailles et l’acier… Cette politique était incohérente : telle quelle, elle risquait d’amener essentiellement un redoublement d’agressivité des Japonais en Asie, car ce dont le Japon manquait le plus, depuis 1929 , c’était de matières premières. Malgré la dégradation des relations entre les deux pays, les ponts n'étaient pas rompus : le 7 novembre , des négociations avaient commencé, mais ce fut un dialogue de sourds. Ce fut alors, le 7 décembre1941 au matin (heure locale), que le Japon lança la fameuse attaque aérienne sur Pearl Harbor aux îles Hawaii, la principale base de la marine américaine dans le Pacifique . Ce fut une attaque surprise sans déclaration de guerre préalable. On savait à Washington que des avions japonais avaient décollé des Kouriles , mais on n'avait pensé qu’à la possibilité d’une attaque sur les Philippines ; Pearl Harbor n’était pas en état d’alerte (c’était un dimanche) : une part notable de la flotte américaine fut détruite, il y eut 2 400 morts. Le lendemain, les États-Unis déclarèrent la guerre au Japon. Le 11 décembre , Hitler et Mussolini déclaraient à leur tour la guerre aux États-Unis, en application du « pacte tripartite ».
Les négligences furent telles qu’on a prétendu que, en fait, Pearl Harbor fut un piège tendu aux Japonais, destiné à provoquer la fureur de l’opinion publique américaine : Roosevelt aurait choisi de faire entrer son pays en guerre comme victime d’une agression indiscutable empêchant ainsi le lobby neutraliste de se manifester. D’où, en particulier, le fait que, au moment de l’attaque japonaise, les unités les plus modernes étaient toutes en mer : l’attaque n’aurait pas pris le haut commandement totalement par surprise. Cette thèse a été très populaire aux États-Unis sur le moment, mais ne s’appuie sur aucun document. Ce machiavélisme prêté à Roosevelt en 1941 jure avec la « naïveté », l’idéalisme dont on l’accuse pour la fin de la guerre et avec le fait que le Japon décida d’attaquer les États-Unis sans en avoir besoin (et sans en avoir fini avec la Chine, une erreur comparable à celle d’Hitler au mois de juin précédent), et qu’il décida de porter la guerre dans tout le Pacifique au lieu de se contenter d’une guerre en Asie où les États-Unis n’avaient ni les moyens, ni la volonté d’intervenir directement. Le moment de l’attaque a peut-être été influencé par une opération d’intoxication ; la décision stratégique fondamentale, elle, fut bien purement japonaise
Par rapport au premier conflit mondial , le second présenta, pour les États-Unis, un certains nombre de nouveautés. D’abord, ce fut une guerre beaucoup plus longue, avec au moins deux grands théâtres d’opérations ; de ce fait, la conduite de la guerre fut une opération beaucoup plus complexe qu’en 1917-1918. Ensuite, les États-Unis durent composer avec deux grands alliés, dont les intérêts stratégiques divergeaient et surtout qui étaient dirigés par deux hommes très différents l’un de l’autre, qui ne partageaient pas précisément les même valeurs et qui se détestaient.
Avec la Grande-Bretagne , il ne se posait pas de très graves problèmes : les liens étaient anciens et étroits, c’était le même langage, la même conception de la politique ; le Royaume-Uni avait un besoin si pressant de l’aide américaine que Churchill finit presque toujours par accepter que la stratégie commune des deux alliés anglo-saxons fut élaborée, dans ses grandes lignes, par des officiers américains (notamment le général Marshall). De plus, la confiance régnait entre les deux leaders anglo-saxons, ce que l’on appelait le special relationship. Ce qui n’empêcha pas de profondes divergences, comme lorsque, au début de 1942 , Roosevelt refusa de faire une priorité de la défense de Singapour , que Churchill tenait pour essentielle pour le Royaume-Uni ; les États-Unis, eux, se refusaient à se battre pour un empire colonial qu’ils tenaient pour déjà condamné ; en effet, sur le fond, la position des États-Unis sur le problème colonial était plus proche de celle affichée par l’URSS que celle des Britanniques et des Français.
En revanche, avec l’URSS, la coopération ne fut jamais exempte de méfiance et d’arrière-pensées ; il ne fut jamais possible d’organiser avec les Soviétiques, comme avec les Britanniques, un conseil d’état-major commun, et Staline se montra souvent très soupçonneux envers l’Amérique ; de ce fait, il n’y eut jamais de coordination des opérations militaires entre l’URSS et ses alliés (et fort heureusement, il en allait de même entre les forces de l’Axe et le Japon). Du reste, l’opinion publique américaine était très hostile à l’URSS, surtout depuis l’agression contre la Pologne : pour les Américains, l’alliance avec les rouges n’était qu’un pis-aller et il fallait surtout éviter d’aller trop loin dans ce sens. Avec la France libre que Roosevelt méprisait un peu moins que Churchill, la méconnaissance mutuelle amena plus d’une incompréhension.
Cependant, une ébauche d’entente mondiale est née le 1er janvier : les vingt-six pays déjà entrés en guerre contre l’Axe à cette date, y compris l’URSS, signèrent à Washington la Déclaration des Nations unies (c’était sous ce nom qu’ils se désignaient). Rédigée par Roosevelt, elle officialisait leur engagement à poursuivre la guerre jusqu’à la reddition sans condition de leurs adversaires et à ne pas signer de paix séparée. Ces nations se donnaient aussi pour objectif le rétablissement ou l'instauration en Europe centrale de « régimes démocratiques » (donc pas forcément le retour à certaines monarchiesd’avant-guerre). Le texte, cependant, n’était qu’une déclaration d’intention, sans portée réelle.
Roosevelt espérait que la destruction totale du potentiel militaire de l'Allemagne , du Japon et de l'Italie permettrait d’éviter une reprise rapide des hostilités. Ainsi, en janvier 1943 , à Casablanca , il déclara « la reddition inconditionnelle des pays de l’Axe implique la ferme assurance de voir régner la paix dans le monde pendant des générations »). Mais il sous-estimait beaucoup l’hostilité fondamentale de l’URSS au capitalisme , le caractère idéologique, révolutionnaire , radical du capitalisme stalinien, même mis en veilleuse provisoirement pour cause d’ennemi commun ; ainsi que les ambitions territoriales de Staline , lequel s’abrita derrière ces déclarations de principe pour faire avancer ses troupes jusqu’à 200 kilomètres de la mer du Nord et surtout pour imposer aux régions passées sous le contrôle de son armée des régimes « démocratiques » au sens où il l’entendait, c’est-à-dire communistes
Enfin, si Roosevelt se refusa à signer des traités d’alliance en bonne et due forme avec les Alliés de l’Amérique afin de garder les mains libres pour l’après-guerre, il croyait cependant beaucoup aux contacts personnels : ainsi, en novembre 1943 , il organisa une conférence entre les « trois grands » à Téhéranmais sans grands résultats concrets. Roosevelt restait tout de même bien décidé à ce que la coopération entre les alliéscontinuât après la guerre et ce, sur des bases définies et acceptées par tous les vainqueurs avant même la victoire, afin d’éviter le renouvellement de la malheureuse expérience de Wilson.
Origines de la Guerre Froide : Staline suppose que le camp capitaliste reprendra rapidement ses rivalités internes sur les colonies et le commerce. Des conseillers économiques tels que Eugen Varga, prédisent qu'une crise de la surproduction va éclater dans les pays capitalistes et qu'elle culminera en 1947-1948 par une autre grande dépression.
La tendance des dépenses publiques fédérales aux États-Unis renforce les suppositions de Staline. Mais à ce moment, les affaires ont été renforcées par les dépenses publiques en conséquence de la dépression d'avant-guerre. Entre 1929 et 1933, le taux de chômage y avait grimpé de 3 pour-cents de la population Roosevelt avait tenté de stimuler la demande en fournissant chômage de 14 pour-cents en 1940 à moins de 2 pour-cents en 1943, alors que la population active augmentait de 10 millions. L'économie de guerre n'était pas tant le résultat du triomphe de la libre-entreprise que le résultat de l'association de l'État aux affaires, de son support financier.
Quel serait alors le résultat d'une démilitarisation massive après la guerre ? La demande industrielle, par exemple, devrait plonger. La tendance des dépenses fédérales semblait aller vers une contraction précipitée. Staline pense alors que les Américains auraient besoin de lui offrir une aide économique, et rechercher tous les débouchés aux investissements de capital, ne serait-ce que pour maintenir la production industrielle au niveau de la période de guerre, qui a sorti les États-Unis de la Grande Dépression. Ainsi, les chances d'apparition d'un front anglo-américain contre lui semblent minces...

A vous de continuer pour la IIIème partie!!!

:: Les commentaires des internautes ::

literature review le 24/10/2011
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